Je confesse à la terre entière que j’aime les livres plus que tout. Je lis à n’importe quelle heure, n’importe où et n’importe quoi. Et récemment, le n’importe quoi s’est présenté. J’espère être une lectrice attentive et scrupuleuse dans mes choix. Néanmoins, il m’arrive de vivre des déceptions mais je ne croyais pas que la dernière en date coïnciderait avec un pur moment de jubilation littéraire :
Le combat des pommes de terre de Guernesey contre les francs-maçons de Washington
Le Cercle Littéraire d’Amateurs d’Epluchures de Patates est un vrai bonheur. Le titre à
rallonge intrigue le lecteur dès la découverte du livre. La quatrième de couverture ne dévoile pas grand-chose de l’histoire. On n’y
apprend que le nom de l’héroïne : Juliet. Il faut donc pousser la porte d’entrée de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows et pénétrer un monde coloré et palpitant. Je ne vais pas
spoiler l’histoire : je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même ce qui arrivera à la jeune Juliet. Pour vous la présenter brièvement, il s’agit d’un auteur à qui la
seconde guerre mondiale apporta le succès. Toutefois, au début du roman, elle est en panne d’inspiration et cherche, en vain, le sujet de son prochain livre. C’est alors qu’elle reçoit une lettre
de Guernesey : Dawsey Adams lui écrit après avoir découvert son adresse dans son vieux livre revendu de Charles Lamb. C’est alors qu’une grande correspondance s’ouvre entre Juliet et les
membres du cercle d’amateurs de littérature et de tourtes aux épluchures de patates (eh oui, le nom est encore plus à rallonge !!!)
J’ai beaucoup aimé ce roman car les romans épistolaires contemporains de qualité sont peu nombreux. La galerie de personnages, bien que riche, ne se transforme pas en casse-tête. Le lecteur se repère aisément et profite ainsi pleinement de l’intrigue. Les surprises et les rebonds sont bien présents. Les décors de l'île de Guernesey sont sublimes, les personnages très attachants: de la sorcière au comte de pacotille, d'une rescapée des camps à un sculpteur sur bois, chacun d'eux propose un récit de l'Occupation tendre et personnel. La fin, attendue, reste un moment de délectation auquel je vous invite à mon tour.
Public :
Les personnes en manque d’air marin, qui aimerait faire un petit tour sur l’île qui redonna l’inspiration à Victor Hugo
Les écrivains victimes du syndrome de la page blanche
Les amoureux de correspondance
Posologie :
A dévorer lors d’après-midi pluvieux avec quelques carrés de chocolat et son bloc de correspondance à portée de main (on a, à la suite de cette lecture, envie de rédiger des lettres à tous ses amis…)
Un tel bonheur ne pouvait sans doute être vécu qu’en parallèle d’une grande déception…
Je n’estime pas qu’il y ait de sous littérature: des grands classiques aux romans de gare, il y a du génie partout. C’est donc sans préjugés
que je me suis plongée dans le dernier Dan Brown. J’avais apprécié le Da Vinci Code et Deception Point, Anges et Démons m’avait
semblé sympathique. Le Symbole Perdu regorgeait de promesses : un roman avec le bien aimé Robert Langton évoquant la franc-maçonnerie. J’avais faim en regardant seulement le menu
mais cela m’apprendra à être trop hâtive. Pour un avis franc mais con, c’est une catastrophe ! Il n’y a aucun intérêt : l’histoire est plate, les mystères sont découverts en quelques
pages, la fin est sans surprise. J’en attendais sans doute trop mais la chute fut rude. L’aspect fractionné des chapitres devient désagréable, on saute du coq à l’âne toute les deux pages. Pour
être très honnête, j’avais commencé Le Symbole Perdu au début du mois de décembre, je l’ai donc abandonné pendant plus de cinq semaines et je l’ai repris sans problème à l’endroit
où j’avais laissé mon marque page… Un succès commercial est certes vendeur mais je me demande où se trouve l’intérêt littéraire dans ce tourbillon de best-sellers…
Public :
Pour ceux qui ont déjà lu Dan Brown et qui se sont attachés à Robert Langton.
Pour ceux qui veulent vérifier que je ne dis pas que des inepties…
Posologie :
Une fois (et encore…) pendant les grandes vacances, sur la plage, il pourrait servir d’alibi ou même d’oreiller pour observer les Apollons en caleçon de bain !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
elques toiles que j’aimerais partager. Tout
d’abord, Invictus. Le dernier Clint Eastwood sur nos écrans. Je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais jusqu’à ce moment, j’étais passée au travers des mailles du
filet : je n’en avais vu aucun. Je sais, je sais, c’est une honte mais j’ai pallié à ce manque…
meilleure copine dans l’univers magique de Disney.
J’attendais beaucoup de La Princesse et la Grenouille. Enfin un retour aux traditions des grands chefs d’œuvre. J’aime bien Némo,
Monsters&co : les Pixar sont de jolis films mais je n’appelle pas ça un dessin animé. Voilà, que les copains de Mickey nous proposent un crayonné, avec des chansons
toutes les dix minutes, des princesses et des princes dans des mondes enchantés… J’avais presque raison : les chansons sont bien présentes, il s’agit d’un DESSIN animé. En revanche, pour le
monde magique, je repasserai ! La Princesse et la Grenouille est un vrai conte pour enfant avec ces différents niveaux de lecture. Avec mes yeux de grande personne, je l’ai
trouvé mordant et politiquement incorrect. Tiana, jeune serveuse noire, se trouve déguisée en princesse alors que sa vie rime avec métro, boulot, dodo. Le Prince Naveen est un Dom Juan de
pacotille, sans le sous, qui espère un beau mariage pour reprendre son train de vie effréné. Tout les oppose et pourtant… La particularité de ce film fut l’importance accordée aux personnages
secondaires : Charlotte, une « princesse » moderne, hystérique à l’idée de trouver le mari idéal, Louis, l’alligator rêvant à une vie de trompettiste parmi les hommes, le sorcier
vaudou partagé entre argent et pouvoir et Ray, la petite luciole, toute craquante, amoureux d’une étoile. On se retrouve dans tous les éléments de cette fable moderne, rythmée par le jazz de la
Nouvelle Orléans.
Si on m’avait dit que l’acquisition de cet élément
électroménager provoquerait de telles tribulations, je ne l’aurais pas crû ! En effet, je rêve de cette machine depuis des années : pendant mes études, il m’était difficile de la caler
dans ma chambre d’internat entre mon Gaffiot et mes romans. Ensuite, mon appartement s’est avéré trop petit pour la mettre. J’étais donc condamnée à la laverie automatique… Des heures passées à
regarder mon linge tourner comme un poisson dans son bocal, des séances de pliages de petites culottes devant de parfaits inconnus, l’apprentissage des techniques de sioux pour plier ma housse de
couette géante sur une table ridicule (en faisant attention à ce qu’elle ne tombe pas par terre pour recommencer tout le processus…) et les séances de trimballage de linge dans la rue qui m’ont
fait les bras. Je ne parle même pas du gouffre financier : j’aurais dû prendre des actions Lavomatic. En six ans, elles auraient pris de la valeur uniquement avec mon usage personnel de ces
monstres destructeurs de lingerie en dentelle !!!
Actuellement, je dois reconnaître que j’ai un sérieux problème avec le rouge. Non, je ne parle pas de mon ami communiste (même s’il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet…) mais de la
couleur rouge ! J’y fus réfractaire pendant des années mais cette couleur a peu à peu contaminé mon appartement (les coussins), ma garde robe (mon béret, mon écharpe, mes gants) et mon sac à
main. J’ai dû me rendre à l’évidence : j’aime le rouge ! Mais j’avoue que ce weekend, j’ai franchi une limite…
