Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 10:33

Je confesse à la terre entière que j’aime les livres plus que tout. Je lis à n’importe quelle heure, n’importe où et n’importe quoi. Et récemment, le n’importe quoi s’est présenté. J’espère être une lectrice attentive et scrupuleuse dans mes choix. Néanmoins, il m’arrive de vivre des déceptions mais je ne croyais pas que la dernière en date coïnciderait avec un pur moment de jubilation littéraire :

 

 

Le combat des pommes de terre de Guernesey contre les francs-maçons de Washington


 

Le Cercle Littéraire d’Amateurs d’Epluchures de Patates est un vrai bonheur. Le titre à Pelures-patates.jpgrallonge intrigue le lecteur dès la découverte du livre. La quatrième de couverture ne dévoile pas grand-chose de l’histoire. On n’y apprend que le nom de l’héroïne : Juliet. Il faut donc pousser la porte d’entrée de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows et pénétrer un monde coloré et palpitant. Je ne vais pas spoiler l’histoire : je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même ce qui arrivera à la jeune Juliet. Pour vous la présenter brièvement, il s’agit d’un auteur à qui la seconde guerre mondiale apporta le succès. Toutefois, au début du roman, elle est en panne d’inspiration et cherche, en vain, le sujet de son prochain livre. C’est alors qu’elle reçoit une lettre de Guernesey : Dawsey Adams lui écrit après avoir découvert son adresse dans son vieux livre revendu de Charles Lamb. C’est alors qu’une grande correspondance s’ouvre entre Juliet et les membres du cercle d’amateurs de littérature et de tourtes aux épluchures de patates (eh oui, le nom est encore plus à rallonge !!!)

J’ai beaucoup aimé ce roman car les romans épistolaires contemporains de qualité sont peu nombreux. La galerie de personnages, bien que riche, ne se transforme pas en casse-tête. Le lecteur se repère aisément et profite ainsi pleinement de l’intrigue. Les surprises et les rebonds sont bien présents. Les décors de l'île de Guernesey sont sublimes, les personnages très attachants: de la sorcière au comte de pacotille, d'une rescapée des camps à un sculpteur sur bois, chacun d'eux propose un récit de l'Occupation tendre et personnel. La fin, attendue, reste un moment de délectation auquel je vous invite à mon tour.

 

Public :

Les personnes en manque d’air marin, qui aimerait faire un petit tour sur l’île qui redonna l’inspiration à Victor Hugo

Les écrivains victimes du syndrome de la page blanche

Les amoureux de correspondance

 

Posologie :

A dévorer lors d’après-midi pluvieux avec quelques carrés de chocolat et son bloc de correspondance à portée de main (on a, à la suite de cette lecture, envie de rédiger des lettres à tous ses amis…)

 


Un tel bonheur ne pouvait sans doute être vécu qu’en parallèle d’une grande déception…Librairy-of-Congress.jpg Je n’estime pas qu’il y ait de sous littérature: des grands classiques aux romans de gare, il y a du génie partout. C’est donc sans préjugés que je me suis plongée dans le dernier Dan Brown. J’avais apprécié le Da Vinci Code et Deception Point,  Anges et Démons m’avait semblé sympathique. Le Symbole Perdu regorgeait de promesses : un roman avec le bien aimé Robert Langton évoquant la franc-maçonnerie. J’avais faim en regardant seulement le menu mais cela m’apprendra à être trop hâtive. Pour un avis franc mais con, c’est une catastrophe ! Il n’y a aucun intérêt : l’histoire est plate, les mystères sont découverts en quelques pages, la fin est sans surprise. J’en attendais sans doute trop mais la chute fut rude. L’aspect fractionné des chapitres devient désagréable, on saute du coq à l’âne toute les deux pages. Pour être très honnête, j’avais commencé Le Symbole Perdu au début du mois de décembre, je l’ai donc abandonné pendant plus de cinq semaines et je l’ai repris sans problème à l’endroit où j’avais laissé mon marque page… Un succès commercial est certes vendeur mais je me demande où se trouve l’intérêt littéraire dans ce tourbillon de best-sellers…

 

Public :

Pour ceux qui ont déjà lu Dan Brown et qui se sont attachés à Robert Langton.

Pour ceux qui veulent vérifier que je ne dis pas que des inepties…

 

Posologie :

Une fois (et encore…) pendant les grandes vacances, sur la plage, il pourrait servir d’alibi ou même d’oreiller pour observer les Apollons en caleçon de bain !

Par Emy in the Sky - Publié dans : Sur les livres...
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 11:16

Que de retard, que de retard… Mes débuts de serial blogueuse sont bien légers ! Je n’ai qu’une connexion fluctuante à Internet mais la cadence de rédaction des post s’est sérieusement ralentie. Le commencement fut fougueux, passionné mais, à présent, j’ai l’impression que c’est retombé comme un soufflé mal cuit (assez peu glamour comme image mais plutôt réaliste !). Pourtant, ma vie est toujours aussi palpitante et remplie. La preuve, je suis allée au cinéma.

 

Je me suis donc fait quinvictuselques toiles que j’aimerais partager. Tout d’abord, Invictus. Le dernier Clint Eastwood sur nos écrans. Je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais jusqu’à ce moment, j’étais passée au travers des mailles du filet : je n’en avais vu aucun. Je sais, je sais, c’est une honte mais j’ai pallié à ce manque…

 

L’histoire en elle-même semblait intéressante : je suis une grande fan de rugby. Voir Morgan Freeman jouer Nelson Mandela est ce qui m’attirait le plus. Comment pouvait-on ainsi mettre en scène l’une des figures historiques les plus importantes du XXe siècle ? Je n’ai pas été déçue.

 

Les décors sont à couper le souffle : l’Afrique du Sud au sortir de l’Apartheid est bouleversante. Des townships au stade, le pas est franchi sans lourdeur, ni légèreté. L’interprétation de Morgan Freeman est extraordinaire : sa métamorphose physique mais surtout son accent sont bluffants ! Quand à Matt Damon, bourré de stéroïdes pour l’occasion, campe le sympathique capitaine des Springboks. Un rôle tout relatif dans l’économie du film. Ce que j’ai préféré est l’impression que j’ai eue en sortant du cinéma : l’espoir. On voit, dans ce film, un autre moyen de fédérer les hommes, d’apporter du respect et de la tolérance dans un autre contexte que celui de la guerre. Les conflits raciaux sont une partie émergée du gros iceberg de la haine et savoir s’ouvrir à l’autre, dans sa différence est un joli message.

 

 

En un peu moins sérieux et historique, j’ai profité de la réduction cinéma en Seine Maritime pour embarquer mon amoureux et ma princess and frogmeilleure copine dans l’univers magique de Disney. J’attendais beaucoup de La Princesse et la Grenouille. Enfin un retour aux traditions des grands chefs d’œuvre. J’aime bien Némo, Monsters&co : les Pixar sont de jolis films mais je n’appelle pas ça un dessin animé. Voilà, que les copains de Mickey nous proposent un crayonné, avec des chansons toutes les dix minutes, des princesses et des princes dans des mondes enchantés… J’avais presque raison : les chansons sont bien présentes, il s’agit d’un DESSIN animé. En revanche, pour le monde magique, je repasserai ! La Princesse et la Grenouille est un vrai conte pour enfant avec ces différents niveaux de lecture. Avec mes yeux de grande personne, je l’ai trouvé mordant et politiquement incorrect. Tiana, jeune serveuse noire, se trouve déguisée en princesse alors que sa vie rime avec métro, boulot, dodo. Le Prince Naveen est un Dom Juan de pacotille, sans le sous, qui espère un beau mariage pour reprendre son train de vie effréné. Tout les oppose et pourtant… La particularité de ce film fut l’importance accordée aux personnages secondaires : Charlotte, une « princesse » moderne, hystérique à l’idée de trouver le mari idéal, Louis, l’alligator rêvant à une vie de trompettiste parmi les hommes, le sorcier vaudou partagé entre argent et pouvoir et Ray, la petite luciole, toute craquante, amoureux d’une étoile. On se retrouve dans tous les éléments de cette fable moderne, rythmée par le jazz de la Nouvelle Orléans.

Si vous voulez entendre une jolie déclaration d’amour, rendez-vous dans les salles obscures !

 

En tout cas, je referais bien un tour dans le bayou moi !

Par Emy in the Sky - Publié dans : Sur le ciné...
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 21:21

Machine à laverSi on m’avait dit que l’acquisition de cet élément électroménager provoquerait de telles tribulations, je ne l’aurais pas crû ! En effet, je rêve de cette machine depuis des années : pendant mes études, il m’était difficile de la caler dans ma chambre d’internat entre mon Gaffiot et mes romans. Ensuite, mon appartement s’est avéré trop petit pour la mettre. J’étais donc condamnée à la laverie automatique… Des heures passées à regarder mon linge tourner comme un poisson dans son bocal, des séances de pliages de petites culottes devant de parfaits inconnus, l’apprentissage des techniques de sioux pour plier ma housse de couette géante sur une table ridicule (en faisant attention à ce qu’elle ne tombe pas par terre pour recommencer tout le processus…) et les séances de trimballage de linge dans la rue qui m’ont fait les bras. Je ne parle même pas du gouffre financier : j’aurais dû prendre des actions Lavomatic. En six ans, elles auraient pris de la valeur uniquement avec mon usage personnel de ces monstres destructeurs de lingerie en dentelle !!!

 

Donc quand j’ai su que j’allais habiter en collocation, que j’allais disposer d’une buanderie, j’ai fait un bond : j’allais enfin avoir MA machine. L’objet tant convoité pour lequel j’avais mis mes économies de côté allait arriver dans ma vie : plus besoin de déplacer mes culottes pour les laver… YOUPIIIIIIIIIIIIIIII !

 

Toutefois, tout ne s’est pas produit comme dans un conte de fée. Lors de l’emménagement, mon horrible propriétaire m’avait laissé la sienne qu’il me louait gracieusement 80€ par an au lieu de 120€. Inutile de dire que j’ai vu rouge ! Le hic, c’est que descendre les quatre étages avec un tel objet était parfaitement inenvisageable… J’ai donc attendu patiemment les soldes et j’ai acheté la machine de mes rêves : 17 programmes, 1200 tours/min, des cycles courts et ultra courts, un appareil respectueux de l’environnement (Catégorie AAB pour les initiés !) et avec une bonne réduction. J’ai pris mon temps pour la choisir mais je ne regrette pas mon achat.

 

La livraison avait lieu ce matin : entre 8h et 10h !!! J’avais beau être impatiente de l’avoir, le clairon du réveil est plutôt mal passé… C’est donc avec de petits yeux que j’ai accueilli les livreurs, sachant pertinemment qu’ils allaient me maudire (oui, oui, les quatre étages…) : quand l’un d’eux m’a dit qu’ils m’apportaient de quoi laver ma vaisselle, je lui ai demandé s’ils me fournissaient la glue… Ces petites pointes d’humour ont bien vite cessé quand nous nous sommes rendus compte que tous les robinets d’arrivée d’eau de l’appartement étaient défectueux. Il a donc fallu couper l’eau à TOUTE la résidence pour brancher ma machine. J’espère vraiment qu’il n’y avait personne sous la douche à ce moment-là (surtout quand j’ai vu la couleur de l’eau une fois remise en route, belle couleur de thé, MIAM !). Je sens que les voisins vont m’aimer…

 

Les livreurs ont, par la suite, descendu (et non, sans peine) la machine du propriétaire, machine qui ce soir trône toujours dans la cour de la résidence… Quant à la mienne, elle a trouvé sa place. Elle fonctionne à merveille, elle est toujours aussi merveilleuse, elle lave merveilleusement bien : elle est parfaite ! C’est la mienne… Nananère…

 

La surprise du jour fut un appel reçu en début de soirée… C’était mon livreur. Il avait recopié mon numéro de téléphone sur le bordereau de livraison. Il voulait m’inviter à prendre un verre avec lui. C’était mignon comme tout mais pas très professionnel quand même ! Mais, pauvre petit bonhomme, je suis une femme amoureuse et je ne vois que par mon chéri. Ce ne sera donc pas possible…

 

Décidément, si une machine à laver provoque tant de péripéties, je me demande ce qui va m’arriver le jour où j’achèterai ma première voiture...

Par Emy in the Sky - Publié dans : Sur le quotidien...
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 10:50

senseo-marcel-wanders.jpgActuellement, je dois reconnaître que j’ai un sérieux problème avec le rouge. Non, je ne parle pas de mon ami communiste (même s’il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet…) mais de la couleur rouge ! J’y fus réfractaire pendant des années mais cette couleur a peu à peu contaminé mon appartement (les coussins), ma garde robe (mon béret, mon écharpe, mes gants) et mon sac à main. J’ai dû me rendre à l’évidence : j’aime le rouge ! Mais j’avoue que ce weekend, j’ai franchi une limite…

 

Il est de notoriété publique que j’ai une addiction totale, complète, parfaite au café ! J’en bois plus d’un litre par jour. J’adore ça ! J’ai une cafetière à piston (une Bodum rouge, bien entendu…) : comme je suis obligée d’aller le chercher à la torréfaction, je bois toujours de l’excellent café… Mon amoureux le sait et m’a offert un magnifique cadeau de pendaison de crémaillère : la Senseo Edition Marcel Wanders en ROUGE !!!

 

Ces nouvelles machines à dosette sont très sympathiques, elles permettent de faire un bon café, rapidement et pour une seule personne. Cela fait des années que je lorgne sur ces appareils mais leur prix était plutôt rédhibitoire… Toutefois, quand on rencontre cette Senseo, le prix devient secondaire : c’est aussi un objet esthétique. Le décor floral blanc donne une autre perspective sur ce fond rouge vif ! Si l’électroménager devient artistique, ça va démanger les investissements dans la cuisine. Le café n’en est pas meilleur mais provoque son petit effet… De plus, elles offrent une sélection de café non négligeable : rien que ce weekend, j’ai acheté du classique (doux et fruité), du péruvien, de l’expresso pur et dur et du cappuccino. Il existe des dosettes pour le thé, le chocolat, d’autres cafés. Si je me mets à tout tester, je ne suis pas sortie de l’auberge !!

 

Au fait, vous voulez un café ? What else…

Par Emy in the Sky - Publié dans : Sur le quotidien...
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 18:53

Barbe-papa.jpgOn a tous en tête l’image de ce nuage rose, totalement vaporeux, tenant en équilibre instable sur un fin bâtonnet de bois. Les enfants le tiennent si maladroitement dans leurs petites mains dans les fêtes foraines. En vérité, le bonheur, c’est comme de la barbe à papa.

 

Tous les enfants regardent avec envie cette vaporeuse sucrerie dans les mains de leurs petits camarades. Elle semble magique. Ils font un léger caprice auprès de leurs parents qui ne résistent pas longtemps : pour un prix dérisoire, ils offrent des sourires et une belle série de tâches sur les vêtements de leurs chers bambins. Quand on voit l’homme des barbes à papa, il nous fait penser à un alchimiste des choses simples : que lui faut-il ? Un peu de sucre, de la chaleur, un morceau de bois et un tout petit peu de patience. En quelques instants, les cristaux de sucre se métamorphosent en un long ruban de neige rose qui monte, qui monte, qui monte… Lorsqu’il remet cette montagne de douceur dans ces petites mains, la magie s’amplifie. C’est si léger, si joli… On en détache un petit morceau mais c’est difficile de ne pas tout prendre d’un seul coup : ça vient tout seul… Quand on place ce minuscule nuage sur la langue, ça picote au début. Puis ça fond, si vite, si vite. Bientôt ne persiste plus qu’un goût sucré dans la bouche. Ce n’est pas évident de manger de la barbe à papa : on en met souvent sur les vêtements, les écharpes, les doigts collent, le dernier morceau se fait souvent la belle et finit pitoyablement par terre.

 

Le bonheur est fait de choses simples, fragiles, futiles. Ca monte vite et s’enroule autour de nos esprits. Quand il semble être à nous, on le goûte avec avidité, on le dévore, on l’avale à toute vitesse. On ne fait pas très attention à notre façon de le manger, quitte à en mettre partout et à en perdre. Il disparaît, il est éphémère. Il ne nous reste que son souvenir.


Pour être heureux, faut-il conserver son âme d’enfant ?
Par Emy in the Sky - Publié dans : Sur la vie...
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